Oh ! Allergie… La traiter par homéopathie

Publié le 19 Juillet 2013

Le traitement homéopathique de l’allergie réussit souvent là où tout a échoué, car il s’attaque au fonctionnement global de la personne. En cause, des profils homéopathiques précis à respecter, et un foie qui fonctionne mal.

Une personne sur quatre souffre de troubles allergiques. L’OMS place cette pathologie au septième rang des maladies mondiales. Depuis une vingtaine d’années on trouve de plus en plus de cas chez les enfants, et même chez les bébés. La plus grande cause d’allergie chez les enfants n’est pas ce que l’on ajoute à la nourriture, épaississements, émulsifiants, adoucissants, mais ce que l’on appelle les contaminants. Les produits lactés gardent de fameuses traces de pesticides, d’herbicides, d’antibiotiques et d’hormones, puisque les vaches continuent à être traitées. Les molécules chimiques se trouvant dans l’alimentation brouillent les pistes de notre organisme. Le foie, notamment, ne peut plus reconnaître ce qu’il devrait reconnaître. Il essaie de rejeter. Sur cette mauvais base élaborée par ce foie surmené peut se greffer la sensibilité à tout ce qui est pollution, ou au petit grain de pollen ou de farine. L’homéopathie travaille sur le couple maladie-malade, ce qui est tellement important dans le cas de l’allergie. La consultation portera sur un interrogatoire très précis, comme on le sait. Où souffre cette personne ? comment souffre-t-elle ? quand souffre-t-elle ? depuis quand souffre-t-elle ? C’est une toute première radioscopie.

Généralement, les médecins homéopathes ne font pas de test dans un premier temps. Le but primordial est de diminuer la sensibilité, quelle que soit l’allergie. Une personne peut très bien être sensible à un certain allergène, puis quelque temps après à un autre. L’important est de faire en sorte que l’on devienne plus solide face au pollen, aux pois de chat, aux acariens, à l’odeur des roses ou des pots d’échappement. Très souvent, Histaminum 9 CH agira en premier remède, et aura des résultats inespérés et très rapides, en diminuant simplement la sécrétion de l’histamine. La recherche d’un remède de fond passera bien entendu par l’examen de notre constitution, notre bâti, notre structure, sur lesquels se déposent nos maladies.

Profils homéopathiques et prédispositions.

Le phosphorique et le carbonique – le longiligne et le rond- auront des réactions très différentes face aux allergènes. Ils ont une tendance bien déterminée vers certaines formes d’allergie. Leurs dispositions, leur façon de vivre ou leur choix de vie les mènent vers des réactions inévitables.

Le phosphorique ultrasensible, émotif, très imaginatif, vite fatigable, sujet aux émotions fortes, avide de communication, sera un véritable détecteur d’allergènes. Il commencera sa carrière de disposé à l’allergie très tôt, puisque l’enfant phosphorique est déjà un adulte en puissance dans ses angoisses du matin, ses peurs de la nuit, ses interrogations sur le sens métaphysique de la vie. Son foie est fragile, les rhinopharyngites sont fréquentes, il a une sensibilité de la branche respiratoire. Adulte, il gardera ses tendances s’il n’a pas eu la chance d’être soigné de façon naturelle. Son champ d’allergie sera plus l’asthme, la dyspnée, les rhumes de printemps, les crises d’éternuement en respirant une primevère. Proust est l’exemple type du phosphorique.

Le carbonique gourmand, qui a tendance aux mélanges alimentaires de choc, qui ne peut s’empêcher de se délecter de sucre, même en cachette s’il le faut, assure une bonne base à toute tendance allergique. Il prend de l’embonpoint, ses amygdales sont hypertrophiées, son foie… n’en parlons pas. Il est lent à réagir, voire lymphatique, et trop endurant. Il minimisera ses tendances au maximum. Lui, qui est si accueillant dans la vie, sera accueillant et sans défense devant le fléau allergique. Ses tendances générales vont aux maladies de surcharge. Ses tendances en allergie vont donc aux dermatoses, à l’eczéma.

Le fluorique est si fluctuant que toutes les allergies lui sont bonnes. Il a une tendance à la complication, il s’empêtre dans ses allergies. Elles auront comme lui la particularité d’être fluctuantes, d’arriver au moment où personne, lui encore moins que les autres, ne s’y attend.

Des remèdes de fond.

Chaque constitution aura son draineur spécifique, qui assurera un bon fonctionnement du foie et des reins. Cela diminue déjà nettement les tendances à l’allergie. Chacune aura son calcium personnalisé, qui n’agit pas directement sur l’allergie mais rééquilibre les tendances, donc les diminue aussi. Donné généralement en 9CH.

Calcarea phosphorica rend plus solide, moins vulnérable, ce phosphorique qui mourait de tuberculose autrefois et éternue ou suffoque encore beaucoup actuellement.

Calcarea carbonica adoucit la vie du carbonique, diminue sa lenteur, lui donne une vitalité face à l’adversité, et peut bien prolonger sa prestation sur cette terre !

Calcareau fluorica apporte un peu d’unité à ce fluorique instable, l’aide à mieux prendre une décision, à avoir moins peur qu’un danger le menace. En traitement de fond et en remède de crise, l’homéopathie est la bonne.

solution.

Les remèdes du moment

Début du printemps, le temps de la prévention.

Il est bon, si possible, de se prémunir dès le mois de mars contre les allergies de printemps, avec l’aide de :

Poumon histamine en 9 CH

Pollen 9 CH

Chelidonium 9 CH – pour soutenir le foie-

Et les remèdes personnalisés en fonction du profil homéopathique et du type d’allergie.

Fin du printemps, début d’été, été, période de crise.

C’est le moment où l’on agit énergiquement, et en fonction des symptômes :

Pollen réapparaît, mais en 15 CH,

Poumon histamine, en 30 CH

Euphrasia ou Allium Cepa –éternuements, nez qui coule sans trêve- agiront également en 15 CH.

Eté encore, ne pas oublier le soleil.

Si cet astre peut être l’auteur de quelques méfaits, sur le plan allergie, il répare ses dégâts dès que l’on le lui demande : Sol 15 CH ou 30 CH

Tout au long de ces saisons, si le couple maladie-malade n’a pas pu être pris à la lettre encore, est en cours de réconciliation, restent alors les remèdes correspondant à chacun des troubles, en sauvegarde, en attendant que le traitement de fond fasse son effet, jusqu’à ce mieux encore plus personnalisé. -Voir tous les remèdes du rhume dans ce blog, dans le texte « prendre l’hiver par la douceur » , tous les remèdes correspondant aux symptômes en cours apportent leur amélioration en ce qui concerne les rhumes d’ allergies-.

Et plus précisément, en ce qui concerne le rhume des foins, voir selon le Dr Sananès, dans son livre « le point sur les manifestations allergiques » paru en 2003 chez Marco Pietteur– collection Résurgence –

Remèdes correspondant à écoulement nasal aqueux irritant : Allium Cepa 15 CH lorsque l’air frais ou pur améliorant habituellement le sujet est à ce moment chargé de pollen. Ne pas s’en priver, selon lui, son action vaut aussi sur les acariens. Il y a écoulement abondant, aqueux, irritant avec pesanteur sinusienne, enrouement, toux sèche et cassante par chatouillement laryngé. Le malade est aggravé au réveil.

Arsenicum Album en basse dilution 5 ch, correspond à brûlures de muqueuses.

Il cite également Causticum, éternuement et prurit, amélioration par les temps pluvieux.

Et le remède qu’il appelle le grand Sabadilla, rhinite spasmodique à son paroxysme par hypersensibilité aux fleurs. Remède également de la frilosité, qui n’a d’égale que celle d’Arsenicum Album.

Dans un merveilleux livre, grand classique indémodable « Homéopathie familiale d’urgence » - Doin Editeurs - le Dr Léo Borliachon parle également des autres allergies présentes là comme tout le reste de l’année :

Allergie gastro-intestinale due aux aliments, boissons, médicaments réactogènes pour la personne, et qui agissent sur l’appareil digestif ; des aphtes apparaissent dans la bouche, il y a œdème de la muqueuse ; l’estomac digère mal, les intestins deviennent douloureux. Le remède alors : Antimonium crudum 4CH 2 granules 4 fois par jour.

Les allergies médicamenteuse, de plus en plus fréquentes actuellement, fièvre, mal de tête, causées par certains serums ou vaccins, mais aussi antibiotiques, insuline, vitamines, sulfamides, se manifestant par fièvre, mal de tête, éruptions variées, douleurs articulaires, rhinite, conjonctivites, asthme, gonflement ganglionnaires, nausées et diarrhées : Sulfamide 5 CH 2 granules 2 fois par jour. Ou Arsenicum Album 5CH, et associer si possible trois fois par jour 5 gouttes de Ceanthus Americanus 3e Décimale.

L’urticaire, maladie allergique due à une cause alimentaire, parasitaire, médicamenteuse ou à des modifications physiologiques, ses poussées pourront être enrayées en prenant toutes les deux heures 2 granules d’Urtica Urens 4CH

Et bien sûr, dans ses bagages de vacances, en allant à la recherche du soleil, penser à emmener cet astre dilué, ce Sol qui fera si bien les choses.

- Tootsie

Merci au Dr Roland Sananès, homéopathe, pour l’enseignement qu’il m’a apporté tout au long de nos nombreuses interviews, sur ce sujet et sur bien d’autres.

Photo Sarah Barbault

Photo Sarah Barbault

Rédigé par Tootsie Guéra

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